Lucie THÉPIN

Conseillère Action Sociale et Environnement Professionnel à la Préfecture de région

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Lucie THÉPIN

Lucie THÉPIN

CASEP à la Préfecture de région

Handi-Pacte : Pouvez-vous nous présenter votre rôle et vos missions au sein de la PFRH ?

Lucie Thépin : La plate-forme régionale d’appui interministériel à la gestion des ressources humaines Auvergne (PFRH) a été créée en 2010 en vue d’accompagner les services déconcentrés dans la mise en place de la réforme territoriale de l’État (Réate), et de mutualiser au niveau territorial les compétences RH dans le cadre de la modernisation de la GRH. Pour cela, la PFRH intervient auprès des Directions régionales et les Directions départementales interministérielles. La DRFiP¹, la Justice, l’Éducation nationale, les Finances, la Gendarmerie et la Défense, ont rapidement rejoint le réseau.
La PFRH est composée d’un directeur, de trois conseillères et d’une assistante. En tant que conseillère action sociale et environnement professionnel (CASEP), j’interviens dans trois domaines : l’action sociale, la santé et la sécurité au travail et le handicap. Mon rôle consiste notamment à développer et animer les différents réseaux de correspondants. Une des spécificités interministérielle est d’outiller les correspondants, de leur permettre d’échanger sur les pratiques et de se professionnaliser afin de prendre pleinement leurs fonctions.

Quelles sont les actions engagées à travers l’animation du réseau des correspondants handicap ?

Lucie Thépin : Un des premiers constats lorsque le réseau des correspondants handicap a été formé était la grande hétérogénéité des pratiques et des moyens, chaque ministère ayant développé sa propre politique handicap. J’ai donc mis en place des réunions thématiques (présentation des typologies de handicap, présentation des partenaires et exemple de politique de handicap dans d’autres administrations) afin que le réseau détienne un niveau de connaissances homogène.
La seconde étape visait à doter le réseau d’outils de communication, d’aide au recensement des BOE et à la déclaration des RQTH².

Trois ans après la mise en place de ce réseau de correspondants handicap État, quels sont les conclusions / enseignements que vous en retirez ?

Lucie Thépin : Le réseau comprend 35 correspondants qui participent aux réunions en fonction des thématiques abordées et selon le temps dont ils disposent pour assurer leur mission.
Pour les mobiliser, une organisation matérielle (type visioconférence et diffusion des comptes-rendus) a été mise en œuvre.
Je suis par ailleurs disponible au quotidien pour répondre aux questions des correspondants État.
Je pense que les partenaires sont désormais bien identifiés, chacun a pu améliorer ses connaissances et progresser dans la mise en œuvre de sa politique handicap (par exemple au sein de l’Éducation Nationale ou à la Défense).
Le réseau joue un rôle de facilitateur : il favorise les échanges en dehors des réunions, l’évocation de situations et la recherche de solutions communes.

Qu’attendez-vous du Handi-Pacte ?

Lucie Thépin : Je vois plusieurs intérêts à ce dispositif :

–        La mobilisation directe et plus large, des DG et des responsables RH…, favorable à la construction de véritables politiques du handicap.
–        Le rapprochement avec les autres versants de la fonction publique pour mutualiser encore davantage les pratiques et ainsi trouver de nouvelles solutions et
réflexions pour améliorer l’emploi ou le maintien dans l’emploi des agents en situation de handicap,
–        Enfin, d’une manière générale, l’amélioration de la coordination entre acteurs intervenant auprès des agents en situation de handicap (RH, médecin de prévention,
AS, cadre, correspondants, partenaire etc) pour faire progresser les situations individuelles.

Décembre 2015.

                      
¹ Direction Régionale des Finances Publiques
² Bénéficiaire de l’Obligation d’Emploi ; Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé